- Morgane Tual -

Journaliste si possible

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Proposez

Aujourd’hui, certains se demandent si les journalistes sont toujours utiles. Puisque tous les citoyens ont leur blog, leur appareil photo numérique et leur mini-caméra, la diffusion de l »information n’est plus réservée aux seuls journalistes. De plus, les citoyens sont partout. Et c’est loin d’être notre cas.

En revanche, les citoyens n’ont pas le temps. Pas le temps de passer des heures à trouver un interlocuteur pour analyser une situation. Pas le temps de mettre en opposition plusieurs situations ou points de vue. Pas le temps de passer des jours sur le terrain à fouiller, interroger, ou simplement ressentir.

Les journalistes sont payés pour ça.

Mais les journalistes ne sont pas partout. Les journalistes, comme toute profession, sont un peu dans leur monde. Ce qui crée des médias décalés. La seule solution, c’est vous. Vos critiques, mais surtout, vos propositions.

Qu’aimeriez vous lire dans votre journal demain ?

Qu’il s’agisse de sujets internationaux que vous trouvez sous-traités, de questions que vous vous posez – aussi basiques qu’elles puissent paraître -, qu’il s’agisse d’un aspect de la vie quotidienne, d’un groupe de musique qui vous a fasciné, d’une lutte politique locale… Tout a son intérêt.

Alors à la moindre idée, n’hésitez pas à me contacter sur morgane (at) morganetual.com

Cela mènera peut-être à un reportage, peut-être pas. Mais à coup sûr, mieux connaître vos revendications mènera, en fin de compte, à un meilleur journalisme.

3 Comments

3 Comments so far ↓

  • Guillaume De Thomas

    Tous les citoyens ont peut être leur blog, ca ne fait pas d’eux des journalistes. Rappelons que notre belle profession souffre de ces pseudos reporters qui discréditent l’information et les VRAIS journalistes…

  • Comelli Sylvie

    Bonjour,

    Je viens de lire votre article paru dans le monde du 10/10 concernant l’accueil des enfants porteurs d’un handicap à l’école , les conditions de leur accueil et le travail des personnes occupant des Emplois de Vie Scolaire indispensables à cet accueil .

    Votre article pointe un sujet hautement intéressant sur lequel il y aurait plusieurs pages à écrire et met en lumière un des dysfonctionnements dans l’application d’une loi sur l’accueil d’enfant porteur de handicap ou de maladie chronique censée améliorer la qualité de vie,et d’épanouissement de ces enfants.

    La lecture des premières lignes m’a fait réagir et c’est pourquoi je vous envoie ce message .

    Vous citez la situation d’un enfant de 5 ans « Steven 5ans, trisomique21″ et de »Diane agée de 6 ans handicapée mentale et moteur ». Je suis certaine que vous êtes toute à fait attentive aux enfants et respectueuse des personnes qu’ils sont , cependant votre formulation est maladroite car elle assimile l’enfant à son handicap .
    Il me parait préférable de dire « porteur d’une trisomie 21″ ou  » atteinte d’un déficit neurologique et moteur » par exemple . Ceci est certes un détail linguistique, je le trouve important. En effet il laisse la place à l’enfant qui vit avec sa maladie, son handicap et ses conséquences. Cela lui donne la possibilité d’être compétent au delà de son handicap. Il n’est pas le handicap ou la maladie.

    Votre article soulève le problème du statut et la place laissée aux EVS : cette appellation nie également les personnes qui occupent ses postes : elles sont devenues des « emplois ».
    Les mots ont leur poids. merci d’y apporter toute votre attention , ils sont l’expression du regard que nous portons sur le monde et sur autrui.

    Et pour aller un peu plus loin qu’une simple remarque, je continue avec quelques réflexions sur le thème.

    Lorsque qu’un enfant extra-ordinaire arrive à l’école , il met a mal une organisation qui n’est pas pensée pour l’enfant. Les autres , tous les enfants ordinaires qui remplissent les cours de récréations s’adaptent ou tentent de le faire et y parviennent plus ou moins bien .
    Alors plutôt que de se poser de vraies questions sur l’accueil de tous les enfants, il est fait du « colmatage » en essayant de faire croire que le gouvernement met en place les moyens nécessaires pour tous les accueillir.

    Si le système scolaire et son organisation respectait l’enfant , ses besoins fondamentaux , ses rythmes, ses compétences il serait plus simple d’y accueillir tous les enfants sans avoir à tenter de combler les failles par des EVS , AVS …. pour finir par appeler au secours PRE , RASED etc. .

    Si au lieu de parler de programmes scolaire , on parlait de relation éducative , d’émergence d’un sujet autonome, si l’enfant pouvait aller à l’école avec son corps en plus de sa tête , s’il pouvait y trouver suffisamment d’adulte qui l’aide à trouver une réponse à ses besoins fondamentaux, alors tout enfant quelque que soit ses compétences aurait sa place à l’école.

    Bref vaste sujet …..beaucoup d’autres articles en perspective sans oublier qu’au delà du handicap à prendre en charge il y a d’abord un enfant a accueillir .
    Cordialement
    Sylvie Comelli
    Infirmière puéricultrice

  • admin

    Bonjour, merci beaucoup pour ce commentaire très enrichissant, et pardon pour ce délai de réponse.
    Vous avez raison, le vocabulaire est important, il induit beaucoup de choses. Et je tenterais, à l’avenir, d’utiliser le vocabulaire approprié autant que possible.

    « Autant que possible », car il est des contraintes, dans le monde journalistique actuel, qui ne facilitent pas l’emploi des mots justes. Loin de moi l’idée de justifier ces contraintes, de leur donner raison. Mais elles sont aujourd’hui une réalité.
    Si j’avais parlé de « Steven, 5 ans, un enfant porteur d’une trisomie 21″, j’utilisais 30 signes de plus que la formulation finalement imprimée. Si on ajoute à cela les caractères en plus pour parler correctement de Diane ou des « EVS » (et autres…) on arrive à un total qui peut paraître dérisoire mais qui, à l’échelle d’un article, a une grande importance.

    En clair, si j’avais gardé les termes que vous me soumettez, j’aurais dû couper certains problèmes subis par les « EVS ». D’ailleurs, une fois écrit, j’ai du couper et recouper l’article, en enlevant des idées, certains aspects de la vie de ces personnes, pour rentrer dans les cases. Quel choix faire alors ? Utiliser le vocabulaire le plus légitime (le vôtre) ou privilégier un argument en plus pour montrer la grande précarité des « EVS » ?

    Tout en sachant qu’une fois l’article écrit, il est relu par d’autres, relu encore, et encore, et modifié à chaque fois, pour gagner de l’espace, de la lisibilité, ou même, cela arrive, de la précision.

    Encore une fois, loin de moi l’idée de défendre ce fonctionnement qui nous oblige, chaque jour, à couper des passages ou des formulations qui nous tenaient à coeur.
    Je tenais juste à apporter un petit éclairage sur le fonctionnement des rédactions.

    Merci encore pour ce commentaire très utile,

    Morgane

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